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A l'occasion du Bicentenaire, Jean Rossat imagine en 1989 un concept «révolutionnaire» de mots croisés baptisé Bobinamo,
lequel est l'objet d'une adaptation télé pour la chaîne 8 Mont-Blanc et en avril 1990, d'une spectaculaire présentation
au Salon du Livre et de la Presse à Genève. Les deux «bobines à mots» y servent de supports aux premiers
matchs publics de mots croisés. |
Professionnellement, le journaliste s'efface alors derrière le verbicruciste. Contacté par la ville d'Is-sur-Tille, il est depuis
1990 le concepteur et la cheville ouvrière du Festival international de mots croisés dans la cité de Côte-d'Or dont le
nom revient dans toutes les grilles. Sur le fond et la forme, il appose son empreinte sur les animations, concours (dont
le championnat francophone) et tournois pour tous les publics (des profanes aux avertis) composant cette manifestation
annuelle unique à laquelle sont associées depuis 1996 les villes champenoise d'Aÿ et normande d'Eu, deux autres
célébrités «En 2 lettres». Il y développe notamment la formule des tournois par matchs qui donnent à ce jeu
une dimension nouvelle : à la fois sportive et spectaculaire.
Cet auteur montagnard, qui a trouvé refuge aux Carroz, poursuit sa révolution. Sur
le papier, il lance en février 1992 sa revue Eskimos, devient le collaborateur des Almanachs des Vieux Savoyard et
Dauphinois, en 1995 du Journal de Genève puis du quotidien Le Temps en 1997 et, en 1998, du magazine Le Monde
informatique. Côté tournée, l'artiste itinérant multiplie les rendez-vous dans l'Hexagone: attendant les cruciverbistes au
croisement dans les bibliothèques, les fêtes populaires, les galeries marchandes, les salons, les marchés, ou intervenant
dans les classes, histoire de faire école. En novembre 1999, il va jouer les pionniers dans la Belle Province en organisant
la première rencontre Québec-Europe au 1er Festival des jeux de Montréal.
En ce début du 21e siècle, il entend poursuivre dans la voie peu classique qu'il a ouverte.
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